Pluche

21 octobre 2009

Thunderbirds are go!

Classé dans : Nostalgie d'enfance — Pluche @ 20:25
Tags: , , ,

Quand j’étais gamin les Sentinelles de l’Air (Thunderbirds en anglais) était l’une de mes émissions favorites et bien peu de choses auraient pu m’empêcher de la regarder. Tous mes amis avaient leur véhicule favori et moi c’était le #2. J’ai justement ce véhicle dans ma collection de même qu’une figurine Virgil, son pilote. Alors je me suis donc amusé à les combiner de façon tout ce qu’il y a de plus rudimentaire; une simple lampe de table qui éclaire, ma main droite prend la photo alors que la gauche tient le #2 à l’arrière plan. J’ai bien aimé le résultat.

24 août 2009

Les Grandes Aventures

Classé dans : Nostalgie d'enfance — Pluche @ 20:54

Je prenais l’autobus pas trop loin de la maison où j’ai passé mon enfance et comme je n’étais pas trop pressé j’ai décidé d’aller faire un petit tour dans le voisinage, histoire de me rappeler de bon souvenirs. Comme ce bout de ruelle par exemple. Il est anodin ce bout de ruelle, ordinaire et même laid! Faut dire qu’a l’époque il avait une allure un peu plus fière. C’était d’ailleurs la maison du cordonnier. Pour mes copains et moi, du haut de nos cinq ou six ans, ce n’était pas la maison du cordonnier; c’était le flanc de montagne de la planète X et le rebord de ciment était tout ce qui nous empêchait de nous broyer les os quelques millions de kilomètres plus bas (on bravait les réels dangers nous!). Heureusement il y avait ce poteau pour nous aider à négocier la portion de rebord manquant! Que d’aventures!!!!

29 juin 2009

Un peu de nouvelles vieilleries

Classé dans : Divers, Nostalgie d'enfance — Pluche @ 20:19

La plupart des gens me connaissent de par ma passion pour la photographie. Quelques autres me connaissent aussi pour cette autre passion qu’est le dessin. Toutefois, au travers mes différents articles il se peut qu’encore d’autres en aient deviné une troisième; les trucs de mon enfance. Je tente donc ici une petite expérience avec un blogue parallèle portant sur tout un tas de choses qui ont fait le bonheur de mon enfance. Ca va des nombreuses émissions télé aux jouets en passant par la musique, les livres et plein d’autres choses. Lorsque j’ai tenté de trouver la meilleure définition de cet autre blogue, j’ai tout de suite pensé que ce serait la cour arrière de ce blogue-ci remplie de bébelles rétro-kitsch. Je vous invite donc à aller faire un tour et vous êtes invités, bien entendu, à y participer joyeusement, surtout si vous avez comme moi grandi dans les années 60 et 70.

***** C’est ici!! *****

11 juin 2009

Cinéma perdu

Classé dans : Architecture, Nostalgie d'enfance, Patrimoine, Urbain — Pluche @ 21:46

Les cinémas de Montréal que ma génération et celles d’avant ont connu sont maintenant tous chose du passé; le Loews, le York, le Palace, le Parisien, le Snowdon, le Château, le Rivoli, le Séville, le Rialto, le Plaza, le Cartier, le cinéma V, l’Arcadia, le Papineau et certains autres que j’oublie bien entendu. Tous ces cinémas ont soit été abandonnés ou reconvertis en autres trucs. A cette liste on doit rajouter celui-çi qui s’appellait (je crois) le cinéma Champlain, rue Ste-Catherine Est près de Papineau.J’ai toujours trouvé qu’il avait une certaine gueule avec son grand marquee vertical qui n’est pas sans rappeller l’architecture googie mélangée à un soupçon d’art déco. Il est fermé, placardé et abandonné depuis fort longtemps. Ca m’a rendu un peu triste. C’est dans ce cinéma que j’avais vu La Guerre des Étoiles au début de l’été de 77.

3 juin 2009

Salut Donat

Classé dans : Divers, Nostalgie d'enfance, Personnages — Pluche @ 20:32

Milieu des années 70. Je suis assis sur un pouf installé sur la chaise. Autour de moi s’affaire avec des petits ciseaux de rien du tout un certain Donat, barbier de métier. Il travaille. Il travaille bien. Une fois la coupe terminée il retire la couverture de vinyle et me laisse descendre. Comme j’ai été bien sage il me donne une auto Matchbox, prise dans un tiroir situé sous la caisse. J’y suis retourné chez Donat. Pendant 33 ans en fait. C’est lui qui, durant tout ce temps, a eu l’exclusivité d’entretenir ma caboche. Le décor n’a jamais changé au fil des ans; même chaise, même comptoir, même lavabo, même calendrier perpétuel, même stéréo et même horloge coucou. Sans oublier bien entendu la petite pile de revue “d’images saintes” à côté de la caisse.

Les sons non plus n’ont pas changé. Le son de la pompe à pédale faisant monter la chaise, le “clipper” électrique, le bruit de la porte de bois frottant sur le pas et les clochettes de laiton clinquant chaque fois que quelqu’un entrait ou sortait. Donat aimait bien jaser quand il coupait les cheveux et il avait toujours cette habitude amusante de répéter la dernière phrase de son interlocuteur, mais avec un point d’interrogation.

Moi – Je crois que je vais aller passer la fin de semaine à Québec.

Donat – Ah tu crois passer la fin de semaine à Québec?

Moi – Oui et je vais probablement en profiter pour aller visiter l’aquarium.

Donat – Tu vas aller visiter l’aquarium?

Un jour une copine m’a accompagné et je l’avais mise au courant de cette façon qu’il avait de converser. Au bout de deux minutes la pauvre n’arrêtait plus de rire.

Donat – Qu’est-ce qu’elle trouve de si drôle ta copine? (sur un ton amusé)

Moi – Oh rien, elle est juste bien de bonne humeur aujourd’hui…

Donat – Elle est de bonne humeur aujourd’hui?

Elle en avait pratiquement les larmes qui coulaient à ce moment-là.

Quand il finissait de me couper les cheveux il terminait toujours en me disant “On te coupe les favoris?” Et quand il le disait il se grattait toujours le bout du nez. Il n’a jamais manqué en 33 ans. Lors de ma dernière visite durant l’hiver Donat m’avait parlé de retraite. Ca m’avait fait drôle. C’était essentiellement lui qui m’avait coupé les cheveux pendant la majeure partie de ma vie. Je lui avait alors dit qu’il s’ennuierait de nous.

Au mois de mai en passant j’ai remarqué les store verticaux toujours fermés. Il a fallu que je me rende à l’évidence que Donat avait finalement décidé de prendre sa retraite bien méritée. Après tout il bossait depuis 1965. A ce moment le quartier était encore bien jeune. En 44 ans de métier on peut certainement dire qu’il en a coupé des cheveux. Donat était un peu une figure emblêmatique du quartier. Tout le monde le connaissait et il connaissait tout le monde.

Hier j’ai réalisé que j’étais dû pour une petite “trim” et comme Donat n’était pas disponible je me suis donc retrouvé dans un autre salon où, pour la première fois, une femme s’occupait de mon coco. Je lui ai alors lançé à la blague qu’elle devait avoir un petit peu plus de clientèle maintenant que Donat semblait avoir définitivement pris sa retraite. C’est alors qu’elle m’a dit. Qu’elle m’a appris.

Donat était décédé.

Le choc de la nouvelle m’a fait l’effet d’un coup de poing. Pendant qu’elle continuait, plus lentement, à me couper quelques bouts je n’arrivais pas à me faire à l’idée. Je ne savais pas, je ne me doutais pas que l’hiver dernier il m’avait coupé les cheveux pour la dernière fois. Ca va me faire bizarre de passer devant son salon et de ne voir que les volets fermés, moi qui avait l’habitude de lui envoyer la main quand je passais.

Salut Donat!

10 mai 2009

Bonne fête!!

Classé dans : Divers, Nostalgie d'enfance — Pluche @ 11:20

J’ai pris l’habitude depuis un certain temps de prendre congé d’articles la fin de semaine mais pour aujourd’hui je fais une petite exception. C’est la fête des mères aujourd’hui et je tenais à souligner cette journée en rendant un hommage particulier à ma grand-mère, une femme qui a littéralement été pour moi une véritable mère durant toute mon enfance. Curieusement je ne me suis jamais résolu à l’appeller grand-maman ou grand-mère et pour une raison qui m’échappe encore aujourd’hui je l’ai toujours appellé Mimi.

Mimi a toujours représenté pour moi l’Amour inconditionnel qu’une mère porte envers son enfant. C’est elle qui me levait le matin, me faisais mon petit déjeuner, s’occupait de moi, m’amenait à tous pleins d’endroits comme le zoo ainsi que Terre des Hommes. Quand on se promenait à travers les pavillons elle me les pointait afin que je ne manque rien. Elle me disait que je reviendrais souvent ici parce que c’était magique (elle ne croyait pas si bien dire).

Un beau matin elle m’avait levé plus tôt en me disant qu’elle avait une surprise pour moi. Après le petit-déjeuner elle m’a amené dans une boutique où l’on vendait des vélos. Je n’était pas grand à ce moment-là, trois pommes et demi tout au plus. Puis elle m’a alors demandé d’en choisir un. Prends la couleur qui te plaît, m’a t-elle dit. Et j’en avais pris un orange avec une selle blanche et des bandes de couleurs métalliques aux poignées.

C’est elle qui m’a inscrit à la maternelle ainsi qu’a l’école primaire.Je me souviens de cette journée ensoleillée de septembre 1972 lorsqu’elle est venu me déposer à l’école primaire pour ma première journée de classe. Et elle était venue m’y chercher à la fin. Elle l’a fait souvent, beau temps mauvais temps. En mars 1975 on avait eu une horrible tempête de neige et à l’école on commençait à s’inquièter. Puis la directrice est apparue dans le pas de la porte de la classe en début d’après-midi. Ma grand-mère était venue me chercher et m’attendait. La conduite était affreuse et un trajet d’a peine une vingtaine de minutes s’est transformé en une aventure de près de deux heures. En revenant elle avait dû stationner deux rues plus loin et pendant que l’on marchait elle me tenait contre elle en protègeant mon visage des bourrasques violentes. Une fois à l’intérieur elle m’a concocté une de ces soupes chaudes comme elle seule savait les faire. Un exemple parmis tant d’autres de l’Amour inconditionnel. Cette femme aurait pris un boulet de canon pour moi et je savais que quoiqu’il arriverait elle ne m’abandonnerait jamais.

Voilà maintenant un peu plus de quinze ans qu’elle est décédée. Je me souviens de ce vendredi soir à l’hôpital alors qu’elle était à l’agonie. Je lui avais pris la main et de l’autre je lui caressait les cheveux. J’ai pris le temps de la remercier pour tout ce qu’elle avait fait pour moi. Elle m’a alors regardé avec des yeux pleins de tendresse et a esquissé un sourire. On s’est regardé longuement comme ça et durant tout ce temps je pensais à tous ces moments que nous avions passé ensembles et à toute la dévotion qu’elle avait eu pour moi. Elle nous a quitté le lendemain.

Je réalise encore aujourd’hui que je n’ai jamais fait mon deuil de son départ. Je l’ai laissé partir, bien entendu, mais sa présence me manque cruellement. Vous n’avez pas idée du nombre de fois où j’ai m’arrêter en écrivant ce texte comme lorsque j’ai restauré la photo du haut où l’on m’apperçois à droite, à peine plus haut que la table.

Bonne fête Mimi.

6 mai 2009

Gojira

Classé dans : Divers, Nostalgie d'enfance — Pluche @ 03:01

Quand j’étais gamin, mes amis et moi avions une passion non-dissimulée pour les films de monstres. Plus particulièrement ceux mettant en vedette Godzilla. Dans ce temps-là quand on voulait voir un film à la télé, il fallait être devant le poste et à l’heure juste, autrement on en perdait des bouts. Ainsi, il arrivait souvent de jouer avec un ami dans la cour avec nos Tonka , nos Matchbox et nos G.I. Joe, en train d’inventer des histoires impossibles lorsque tout à coup on entendait le claquement caractéristique de souliers de course sur le trottoir. On le savait bien, quand un de nos amis arrivait de la sorte c’est qu’il avait quelque chose d’excitant à nous dire! On le regardait arriver dans la cour, à bout de souffle et on attendait.

“G… Go…Goo…” Il levait ensuite la main pour nous signifier d’attendre. On le regardait, mi-impassibles, mi-pendus à ses lèvres.

Puis il annonçait. “Godzilla est à la tv!!!!”

Une bombe aurait pu tomber sur la cour en sifflant que nous n’aurions pas déguerpi aussi vite. Pouf! En une fraction de secondes nous étions partis chacun devant notre poste de télévision respectifs. Dans mon cas je montais les marches menant au balcon avec une rapidité inouïe, passant dans la cuisine telle une fusée avec tellement de vitesse que ma grand-mère se transformait en toupie. L’arrivée dans le boudoir se faisait de la même manière qu’un joueur de baseball qui vole le deuxième but et je n’étais même pas arrêté que j’avais déjà allumé la télé. Assis en indien à trois pieds de l’écran avec une collation (que j’avais pu incroyablement ramasser lors de mon passage-éclair dans la cuisine) j’étais prêt à m’en faire mettre plein la vue. Après le film on se retrouvait tous dans la cour où, reprenant nos jeux, on se racontait le film tels des turbo-verbomoteurs.

Godzilla a été créé au Japon par la compagnie de films Toho et fit sa première apparition sur le grand écran en 1954. Son nom original était Gojira, dont le nom était composé de gorira (ゴリラ) qui veut dire “gorille” ainsi que kujira (鯨, くじら) qui veut dire “baleine”. Le nom devait évoquer la taille, la puissance et l’origine aquatique du monstre. Toutefois, la traduction du japonais vers l’anglais, et possiblement à une erreur grammaticale (la seconde syllabe ayant été interpretée comme “dzi“) fit que Gojira apparut aux Etats-Unis en 1956 sous le nom de Godzilla dans une adaptation ou l’on introduisit l’acteur Raymond Burr; Godzilla King of Monsters.

  • La franchise de Godzilla est la plus vieille en son genre avec plus de 28 films (au moment d’écrire ceci) divisés en trois périodes (Showa, Heisei et Millenium).
  • La bestiole fut “interpretée de 1954 à 1973 par un seul acteur, Hano Nakajima, qui devint un spécialiste du genre.
  • Godzilla a aussi paru dans nombre d’émissions télé ainsi que dans des livres et même un dessin-animé produit par Hanna-Barbara de 1978 à 1981.
  • Il a son étoile sur le Hollywood Walk of Fame
  • Il mesure environ 340 pieds (dans sa dernière version) soit l’équivalent de la tour de Radio-Canada.
  • Le film que mes amis et moi aimions le plus était “La Guerre des Monstres” (Destroy All Monsters, 1968).
  • J’ai réalisé la photo du haut dans mon salon en utilisant une seule source de lumière avec des figurines de Godzilla et Mechagodzilla et en utilisant une ouverture focale réduite.

17 mars 2009

Le paradis en bouteilles vides

Classé dans : Divers, Nostalgie d'enfance — Pluche @ 11:34
Tags: , , ,

Ca fait quand même un bout. Mais en même temps c’était presque hier. J’était un gamin. Par définition; bruit recouvert de saleté. C’était l’été, je ne sais plus quelle année. A côté de moi il y avait cet autre bruit recouvert de saleté. Il s’appellait Alain. Ensembles, duo de bruits sales en culottes courtes on partait à la recherche de bouteilles vides. On étaient doués pour ça. Près d’un escalier. Derrière un poteau. Contre la clôture. On les mettait dans un sac en plastique mal fichu ou dans un sac d’épicerie au fond troué. Quand le sac était plein on descendait la ruelle. Dans cette ruelle on entendait les sons caractéristiques de la balle de caoutchouc trois couleurs qui rebondissait, d’un autre gamin qui filait à vive allure dans son Big Wheel. Plus bas, il y avait ce gentil monsieur d’un certain âge. Il faisait souvent ses mots-croisés assis dans sa chaise. Près de lui il y avait Cooper, son chien. Un chien de la race qui n’en est pas une. Il était toujours content de nous voir Cooper. Le gentil monsieur levait les yeux et souriait. De nous voir trimballer maladroitement notre gros sac semblait lui rappeller ses propres souvenirs d’enfance. Il nous donnait toujours quelques sous. Parfois cinq, d’autres fois dix. Une véritable fortune à l’époque.

On entrait ensuite au marché par la porte d’en arrière. Monsieur le boucher nous connaissait bien et il nous laissait passer avec un sourire. Au comptoir il y avait celui à qui appartenait le marché. Un grand monsieur mince avec des cheveux et un sarau blanc. Et on sortait nos bouteilles, une à une. Le moment le plus excitant était bien sûr quand s’enfilaient les pièces de monnaie sur le comptoir de vitre dessous lequel il y avait tous ces bonbons. L’ultime but de tout ce travail. Ceux-là, trois pour un sou, les autres dix pour cinq sous et quatre pour deux sous.  On ne savait pas très bien compter alors on se trompait. Le monsieur corrigeait notre erreur en nous disant qu’il nous faisait un deal. On s’en gardait toujours pour une bouteille bien froide de cream soda Snow White. Alain prenait parfois du nectar Denis mais moi, c’était toujours du cream soda Snow White.

On ressortait par la porte d’en avant. Celle qui faisait sonner une cloche quand on l’ouvrait. On faisait toujours ça; entrer par la porte d’en arrière et ressortir par celle d’en avant. On remontait la rue en tenant nos sacs remplis de framboises en gelée, de soucoupes-volantes avec des billes de sucre dedans, ces petites bouteilles en cire qu’on cassait avec nos dents pour boire le jus à l’intérieur et ces petits serpents multicolores. Mais on ne les mangeait pas tout de suite. On reprenait la ruelle pour finir dans l’escalier dans ma cour. Là, on s’installait et on se regardait en éclatant d’un fou rire avant de s’empifrer.

Des bouteilles vides, quelques ruelles et des framboises en gelée. On était au paradis et on ne le savait même pas!

Publié sur WordPress.