Pluche

14 septembre 2009

Épitaphe d’un soldat canadien inconnu

Classé dans : Histoire — Pluche @ 20:33
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Une des rares photos que j’ai prises avec le motton dans la gorge. L’épitaphe de ce soldat inconnu m’a rappellé la fameuse et poignante lettre qu’Abraham Lincoln avait envoyé à Lydia Bixby qui perdit cinq fils durant la Guerre Civile mais dont le message se destine universellement, à mon sens, à tous ceux qui ont perdu la vie dans des conflits armés ainsi que leurs proches.

Dear Madam,–

I have been shown in the files of the War Department a statement of the Adjutant General of Massachusetts that you are the mother of five sons who have died gloriously on the field of battle.

I feel how weak and fruitless must be any word of mine which should attempt to beguile you from the grief of a loss so overwhelming. But I cannot refrain from tendering you the consolation that may be found in the thanks of the Republic they died to save.

I pray that our Heavenly Father may assuage the anguish of your bereavement, and leave you only the cherished memory of the loved and lost, and the solemn pride that must be yours to have laid so costly a sacrifice upon the altar of freedom.

Yours, very sincerely and respectfully,

A. Lincoln

25 août 2009

Un soulignement timide

Classé dans : D'hier à aujourd'hui, Expo 67, Histoire, Patrimoine — Pluche @ 20:27
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Autre vue de cette plaque dont j’ai parlé plus tôt cet été. Toutefois, je me demande encore pourquoi cette plaque n’a pas été dévoilée avec un certain décorum en présence des artisans encore vivants de l’Expo lors du quarantième anniversaire? Et en plus, ils ont fait une erreur sur la plaque; ils mentionnent que lExpo s’est terminée le 27 octobre alors qu’en réalité elle s’est terminée le 29.

11 août 2009

La fin d’une époque

Classé dans : Histoire, Urbain, tramways — Pluche @ 20:53
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Après avoir transporté des générations de gens à Montréal dans toutes les directions et pour une multitude d’occasions et évènements, beau temps mauvais temps, le tramway fen vint à faire figure de fossile dans une métropole qui se modernisait de plus en plus. Il fit un ultime tour de piste le 30 août 1959 avec toutes les cérémonies d’usages et ce fut le tramway *PCC #3517 (circuit #45 Papineau-Bélanger) qui eu l’honneur d’avoir été le dernier à rouler. Après son passage on referma des portes symboliques derrière lui et le transport urbain entra dans une nouvelle ère; celle de l’autobus et du métro.

Question-Quizz: Si l’omnibus (véhicule tiré par des chevaux) existait à Montréal depuis 1864 avec la Montreal City Passenger Railway, en quelle année vit-on apparaître le premier tramway électrique dans les rues de la ville? (Réponse dans l’article de demain)

* PCC veut dire President Conference Comittee, une réunion qui réunit dans les années 30 les constructeurs de tramways afin de repenser ce mode de transport et de le rendre plus moderne et plus attrayant face à l’autobus. Montréal en reçut 6 dont un seul a survécu et se trouve présentement au Musée Ferroviaire Canadien, attendant une sérieuse restauration.

22 juillet 2009

Paléontologie Urbaine

Classé dans : Animaux, Histoire, Nature, Patrimoine, Urbain — Pluche @ 19:52
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Vous allez certainement me dire que je me suis trompé en écrivant le titre de cet article! L’archéologie passe encore, mais la paléontologie n’est-elle pas l’étude des espèce animales préhistoriques? Si. Et je peux vous affirmer que mon titre ne comporte aucune faute. Je peux presque voir les points d’interrogration apparaître au-dessus de vos têtes et pourtant, dans cet article, je vais joindre paléontologie et architecture du début du siècle.

Un musée d’histoire naturelle? Neni.

Si le béton armé avait commençé à faire son apparition au milieu des années 10, la pierre demeura la matière de choix pour la construction, qu’elle vienne d’ailleurs (grès rouge d’Ecosse, marbre du Vermont) ou qu’elle soit issue d’une carrière locale (granit, grès, pierre grise). Maintenant, si vous avez déjà eu le bonheur (ou le malheur, c’est selon) de creuser le sol à Montréal ou en banlieue, vous avez très certainement remarqué qu’une des premières matières rencontrées est… la glaise.

C’est qu’il y a environ 10 000 ans, l’est du pays était recouvert par la Mer de Champlain. Une ancienne mer aujourd’hui disparue qui couvrait, peu après la dernière glaciation, un espace allant de la région de la Ville de Québec à l’Isle-aux-Allumettes et jusqu’à Kingston, Ontario. Aujourd’hui, cet espace est occupé par la vallée du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. Par définition, Montréal se trouvait donc au fond de cette mer. Et qui dit fond de la mer dit faune marine. Avec un peu de chance, cette faune risque de gagner à la loto-fossile. La chance inouïe de se voir incrusté dans la pierre et préservé pour des milliers voire des millions d’années.

Fond de mer, faune marine, fossilisation, excavation de pierre dans les carrières… Vous me suivez?

C’est donc tout à fait pas hasard que j’ai découvert un immeuble dont les pierres regorgent de ces vieux fossiles marins. Le bâtiment en question est le complexe d’appartements Le Château, construit en 1924-26. Je prenais des photos de ce superbe édifice lorsque, en longeant la rue de La Montagne, mon regard fut attiré par d’étranges variations géologiques dans la pierre. En y regardant de plus près je me suis vite rendu compte qu’il s’agissait en fait de fossiles marins que je ne peux dater, doctorat en paléontologie manquant à mon CV. Il faut avouer tout de même qu’il s’agit de quelque chose d’absolument fascinant.

Pour les admirer, rendez vous au 1321 Sherbrooke ouest et longez la rue de La Montagne, vous les appercevrez très facilement.

20 juillet 2009

La consécration

Classé dans : Expo 67, Histoire, Personnages — Pluche @ 20:41
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Il y a un peu plus d’une semaine j’étais sur les îles Ste-Hélène et Notre-Dame avec de très bons amis, tous passionnés de l’Expo dont Yves Jasmin qui fut le directeur des Relations Publiques lors de cette grande aventure. Alors que nous nous trouvions à la Place des Nations, j’ai apperçu sur le socle qui avait tenu autrefois la flamme de l’Expo, une plaque commémorative. Nous sommes donc grimpés jusqu’au monticule de béton afin d’y voir plus clair. C’était effectivement une plaque commémorative mais qui comprenait entre autres les noms de ceux qui avaient rendu possible la plus grande exposition universelle du XXè siècle. Celui d’Yves y figurait et je lui ai alors dit qu’avoir son nom sur une plaque était définitivement le signe de la consécration. Yves l’a bien aimée celle-là.

17 juillet 2009

Là-haut

Classé dans : Histoire — Pluche @ 21:58
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Il est quand même intéressant de constater que les missions spatiales, comme celle de la navette d’Endeavour qui a lieu en ce moment, ne fascinent plus autant de gens. Ces missions, auxquelles on affuble des noms très peu évocateurs (STS-127, présentement) n’occupent plus les premières pages des journeaux depuis un bon bout de temps (sauf en cas de catastrophe). Les navettes spatiales servent de véhicules utilitaires et de taxis, emportant équipages et épicerie pour la station internationale. Quelquefois en dépanneuse aussi, pour réparer tel ou tel bidule.

Dans les années 60 l’exploration spatiale repoussait sans cesse les limites, des limites que cherchaient aussi à repousser les Soviétiques. Ceux-ci avaient d’ailleurs envoyé le premier satellite (Spoutnik), le premier homme dans l’espace (Gagarine), la première femme (Tereskova) et ont aussi effectué la première sortie extravéhiculaire (Leonov). Les Etats-Unis ont répliqué avec les missions Mercury, Gemini et finalement Apollo.

Plusieurs personnes nous rappellent cepandant que ces choses coûte de l’argent et que l’on devrait penser à règler les problèmes terrestres tels la faim et la pauvreté avant de se lancer dans les étoiles. Toutefois, la population de la planète continue d’augmenter et les ressources diminuent. Les problèmes climatiques n’aideront pas notre cause non plus. La colonisation des autres mondes n’est plus du domaine de la sicnece-fiction, c’est un objectif que l’on doit se fixer et réaliser. Nous avons appris à marcher debout, à façonner des outils, à écrire, à construire, à explorer notre monde et nous avons réussi à le quitter. C’est notre destin de continuer ce chemin.

La Terre est le berceau de l’humanité, mais nul ne reste dans son berceau toute la vie.” – Constantin Edouardovitch Tsiolkovski (1857-1935)

Edit: Pour ceux et celles qui se demanderaient qu’est-ce qui apparaît sur la photo, il s’agit des connecteurs frontaux d’une combinaison spatiale utilisée durant une mission Apollo.

15 juillet 2009

A bord du Belem

Classé dans : Histoire — Pluche @ 20:17
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A bord du voilier trois-mâts Bélem alors qu’il était appareillé au Vieux-Port de Montréal en juillet 2008. Une visite fort intéressante avec beaucoup d’opportunités photo et en plus l’entrée était gratuite. On peut lire davantage sur ce magnifique voilier centenaire en allant sur le site officiel.

22 juin 2009

Oratoire sous les nuages

Classé dans : HDR, Histoire, Patrimoine — Pluche @ 20:29
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Située sur le flanc nord du Mont-Royal, l’Oratoire St-Joseph est devenu au fil des ans un des plus importants symboles architecturaux et l’un des endroits les plus visités à Montréal. Ce qui est intéressant dans cet ensemble c’est la grande variété architecturale que l’on y retrouve. La première partie située en bas, la Crypte-Église fut conçue selon les plans de Dalbé Viau et Alphonse Venne. Elle fut achevée en 1917. La partie supérieure par contre est l’oeuvre du moine Dom Paul Bellot et les travaux débutèrent en 1924, ce qui explique la continuité avec la partie 1917. Les travaux de la basilique ne sont toutefois complètés qu’en 1937, année de la mort du Frère André. Les travaux de finition intérieure, que l’on doit à l’architecte Gérard Notebaert,  ne seront complètés qu’en 1966 et les travaux de finition un an plus tard.  La particularité visuelle de cette photo vient du fait qu’elle a d’abord été prise en HDR puis reconvertie en noir et blanc. Ce procédé photographique, jummelé aux nombreux nuages gris et noirs (particulièrement menaçants cette journée-là) ont contribué à produire cet effet assez intéressant.

16 juin 2009

Belding Corticelli

Le creusage du canal Lachine au début du 19è siècle permit deux choses importantes: permettre aux bateaux de continuer à naviguer vers l’ouest et l’industrialisation du canal qui s’amorça vers 1850. Plusieurs compagnies vinrent s’établir le long du canal et tout ce secteur devint non seulement le berceau de l’industrialisation au pays mais aussi le plus important secteur manufacturier en province.

Parmi les nombreuses compagnies à profiter de la proximité du canal il y eut la Belding Paul & Co. Bien que la compagnie existait depuis 1876, c’est en 1884 qu’elle fit construire le bâtiment se trouvant entre la rue du Canal, le canal Lachine et à l’ouest par la rue des Seigneurs. Haut de cinq étages, en brique rouge et orné ne nombreuses fenêtres, l’édifice suivait assez bien le courant architectural industriel de l’époque.

En 1911, Belding Paul fusionna avec Corticelli et devint alors la Belding Corticelli. Son principal produit était la soie qui était bien entendu utilisée dans la couture générale et la confection de vêtements; industrie qui fonctionnait alors à plein régime à Montréal et en périphérie. Les employés de la Belding Corticelli ne manquèrent certainement pas de travail. A défaut d’être un employeur de taille avec une usine immense, la Belding Corticelli eut néanmoins le mérite d’être le gagne-pain de bien des familles.

Qu’en est-il aujourd’hui? Avec l’ouverture de la voie maritime du St-Laurent en 1959, le canal Lachine devint rapidement obsolète et fut éventuellement fermé. Les industries durent s’adapter et bon nombres d’entre elles durent tout simplement fermer où se voir acheter par d’autres compagnies qui relocalisèrent les effectifs. La Belding Corticelli eut le bonheur de ne pas passer sous le pic des démolisseurs et fut récemment convertie en habitations. Une excellente récupération du patrimoine industriel qui devrait être imitée plus souvent. Pour admirer ce splendide bâtiment, prenez Notre-Dame en direction ouest et tournez à gauche sur des Seigneurs, après une légère courbe vous aboutirez sur le petit pont Des Seigneurs et appercevrez l’édifice de l’autre côté du canal à gauche.

En prime, si vous allez dans le quartier chinois à Montréal, promenez-vous sur de la Gauchetière entre Saint-Laurent et Saint-Urbain et portez attention aux murs. Avec un peu de chance vous appercevrez ceci:

Splendide murale publicitaire peinte directement sur la brique et qui nous invite presqu’encore aujourd’hui à apprécier la qualité de la soie Corticelli.

5 mai 2009

Tabac Old Chum

C’est François Rodrigue qui m’a mis sur la piste de cette vieille publicité peinte sur le large mur d’un édifice de la rue Masson près de la 10è avenue. Je me suis donc rendu sur les lieux histoire de prendre la publicité en question en photo et tenter d’en savoir un peu à son sujet. Qu’avons-nous donc ici et que s’est-il passé? Pour le savoir il faut retourner en arrière dans notre passé. Il y a environ plus ou moins 80 ou 100 ans de celà, les rues de la ville n’étaient pas remplies de bâtiments d’une intersection à l’autre. Il y avait ici et là de nombreux terrains vacants qui n’attendaient qu’a être acquis et développés. Mais avant que celà ne se fasse il y avait alors de grandes surfaces murales, souvent entièrement de briques et sans fenêtres. Ces grandes surfaces étaient alors toutes indiquées pour annoncer un commerce quelquonque ou un produit en particulier.

Pour ce faire on faisait affaire avec une entreprise spécialisée dans le domaine car peindre une publicité de cette taille est véritablement le truc de gens qui s’y connaissent. Une fois réalisée la publicité était alors vue (dans ce cas-ci très bien vue) de tous les gens qui passaient. Puis, par un beau jour, quelqu’un achète le lot vacant et fait construire un bâtiment, ce qui fait rapidement disparaître l’affiche peinte. Plusieurs années plus tard, pour une raison ou une autre, le bâtiment est démoli et remet au jour la publicité peinte qui fut extraordinairement bien protégée du soleil et des éléments. C’est exactement ce qui s’est produit ici. Mais quel est donc ce produit et comment peut-on le dater?

Tout d’abord la marque elle-même. Old Chum est principalement un marque de tabac qui appartenait à un fabricant de cigarettes, D. Ritchie & Co. et dont l’usine était située sur la rue Dalhousie. C’est là qu’on fabriquait aussi les cigarettes Derby qui furent si populaires. Le Lovell de 1895 m’a aidé à retracer l’entreprise:

A la même époque l’American Tobacco Coompany s’installe sur la rue Côté et commence aussi à fabriquer des cigarettes. J’ai retrouvé sans peine l’entreprise inscrite dans le Lovell de la même année:

L’American Tobacco Company semble de toute évidence avoir acheté la compagnie D. Ritchie & Co. Il y a toute une série d’achats qui s’ensuivent pour la compagnie mais ce qui nous intéresse ici est le produit “Old Chum”. En 1908, L’Imperial Tobacco acquiert toutes les opérations canadiennes de l’American Tobacco Company ce qui inclut aussi notre fameux tabac qui continuera d’être produit. Il semblerait même qu’il pouvait encore se trouver sur les tablettes jusqu’a tout recemment  (l’est-il encore aujourd’hui??). En somme, nous avons affaire ici à une publicité vantant les mérites d’un produit d’ici fort populaire car, il ne faut pas l’oublier, la pipe, le cigare et les cigarettes étaient alors très en vogue. On pouvait d’ailleurs se procurer tous les articles de fumeur dans des endroits spécialisés: les tabagies (terme utilisé bien souvent aujourd’hui pour désigner un magasin de variétés ou un dépanneur). Bon, d’accord. Va pour la marque elle-même, mais quand cette publicité fut-elle réalisée, et par qui? Ah, voilà qui est un peu plus corsé mais n’ayez crainte, j’enfile à l’instant mon costume de l’Archéologue Urbain afin d’y voir plus clair.

Au premier regard on pourrait croire que c’est peine perdue, car comment dater quelque chose du genre? C’est pour celà qu’il faut prendre le temps de jeter un deuxième regard, plus minutieux celui-là. Comme je le mentionnais plus haut ces publicités peintes étaient l’affaire de gens spécialisés, donc d’une entreprise qui ne faisait que ça. Comme chacune de ces pubs étaient peintes entièrement à la main elles étaient donc uniques et par conséquent… signées.

Remontez à la première photo plus haut et observez attentivement.

Vous ne voyez rien?

Si si, en bas du mur à droite il y a ceci:

C’est véritablement un coup de chance car on peut s’appercevoir qu’il ne s’en est fallu de peu pour que la signature disparaisse complètement! Nous avons ici tout ce qu’il nous faut pour faire une petite recherche. Encore ici, le valeureux Lovell me sera d’une aide précieuse. Le truc c’est que les Lovell étaient publiés en anglais alors il faut rechercher en ce sens. Trouver une date approximative relève un peu ici du hasard. L’utilisation massive du bleu indique que l’exécution de cette pub (sans compter sa dimension) on dû coûter assez cher. Je vise d’abord 1925 et tombe sur ceci:

Bingo!

La compagnie est située sur la rue Sherbrooke ouest du côté nord, un peu passé St-Laurent et se définit sa spécialité comme “outdoor advertising“, donc, de la publicité extérieure. Cepandant, on ne peut affirmer que la publicité Old Chum a été faite en 1925. En reculant en arrière de quelques années, il semble que la compagnie ait été fondée en 1913 en tant qu’agence publicitaire et avait ses bureaux sur la rue Laurier*, comme on peut le constater ici. L’année suivante elle deviendra telle qu’on la voit dans l’image juste au-dessus.

Le Lovell de 1932-33 nous apprend deux choses fort intéressantes;

La compagnie semble maintenant établie à Dorval mais il y a un autre détail, notez le nom du directeur… Claude Néon! Encore plus étonnant est le fait que J.C. Asch qui semblait être le fondateur de l’entreprise en 1913, ne fasse plus affaire dans les publicités peintes mais bien dans l’immobilier:

Avec tout ceci, dater notre publicité peinte relève de l’approximation. La recherche dans les Lovell démontre que ASCH Limited a existé entre 1914 et 1931, donc seize ans. Toutefois, la qualité du travail effectué me pousserait à dire qu’elle aurait probablement davantage été réalisé quelque part entre 1925 et 1931, à une époque où l’on avait élevé la réalisation de ces pubs en un art.

* Les adresses apparaissant dans les Lovell ne sont plus fiables et il est donc inutile d’aller voir sur place ce qui se trouve aujourd’hui. La raison est que la ville de Montréal a procédé quelque part avant la seconde guerre à une réorganisation des adresses civiques.

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