
C’était au début d’avril 2003 et j’étais prêt à investir pour ma première caméra digitale. Sous la recommendation d’un ami photographe, je me suis rendu chez Image Point, une boutique photo sise sur la rue Ste-Catherine, un commerce qui n’existe malheureusement plus aujourd’hui. Un conseiller m’a alors présenté quelques modèles pouvant correspondre à mes goûts ainsi qu’a mon budget. Après avoir regardé et manipulé quelques appareils, j’ai fait mon choix: une Canon Powershot A60 d’une résolution de 2 mégapixels. C’est donc avec cette caméra que je me suis alors remis à la photographie.
Malgré sa petite résolution, cette caméra était capable de résultats assez appréciables. Je me souviens encore de Marie lors de ma première session photo de nu avec elle. C’était en février 2004. Dans mon salon un peu surchauffé en raison du temps froid dehors, je mettais la dernière main au setup lorsque Marie me demanda quel genre de caméra j’utilisais. Elle afficha un regard mélangé de surprise et de confusion lorsque je lui montrai la petite A60 et seulement la A60. Amusée, elle m’avoua tout de même être bien curieuse de voir les résultats. Voici une des photos qui fut prises lors de cette première session et qui fit de Marie une believer.

Durant l’été 2004 je fis la connaissance de Geneviève, une fille possèdant des qualités photogéniques remarquables. C’était facile à voir. A trois où quatre reprises elle m’a gentiment servi de modèle lors d’escapades qui avaient lieu généralement dans le Vieux-Montréal. Là encore, la petite caméra that could me donna des résultats vraiment intéressants, comme cet exemple plus bas:

En juillet 2004 , dans le Vieux-Montréal, alors que je m’apprêtais à faire ce que je croyais être une session de portraits qui durerait toute la journée, la caméra ne prit que quelques photos avant de s’éteindre dans le mutisme électronique le plus complet. Lorsqu’elle se ralluma, elle m’afficha un code d’erreur qui s’avèra sérieux. Bien que la garantie était échue depuis avril, Canon accepta gentiment de la réparer à ses frais. Ce qu’elle fit. La caméra me revint moins de trois plus tard en parfait état de fonctionnement.
La caméra eut de nouveaux ratés en 2007 alors que le capteur n’arrivait plus à photographier correctement. Toutes les photos qu’elle produisait étaient complètement distortionnées. Je l’ai donc rangé en y pensant plus. Puis, un ami me refila un tuyau à l’effet que ce problème particulier était réparé gratuitement par Canon. Après avoir pris mes informations chez Canon je l’ai donc envoyé la-bas où elle fut encore réparée sans frais. Bien entendu à ce moment je carburait principalement avec ma rebel XT mais j’aimais bien trimbaler ma A60 avec moi tout le temps, ce que je ne faisais pas toujours avec ma Rebel. Lors d’une promenade banale ou d’un déplacement quelquonque il m’arrivait d’appercevoir quelque chose à prendre en photo. A ce moment je sortais rapidement la A60, la mettais en marche, prenait la photo et la remettais dans ma poche. Un jeu d’enfant. Dernièrement lors d’une de ces promenades je pris une de ces photos et puis ensuite elle emit un son bizarre et s’éteignit pour ne plus redémarrer. J’ai donc dû me rendre à l’évidence qu’elle venait cette fois-ci de prendre sa dernière photo, que voici:

Comme je le disais, avoir une caméra compacte est quelque chose que je trouve toujours utile et agréable, même si l’on dispose de jouets comme la Rebel XT ou la 40D. Je me suis donc rendu dans une boutique photo ou, comme en avril 2003, je me suis amusé à regarder les différents modèles. Cette fois c’était beaucoup plus facile et je n’ai pas eu à embêter la vendeuse avec moults questions. Je suis donc reparti avec le digne successeur de ma A60, une rutilante Powershot A590 Is, petite caméra honnête et sans prétention dont j’avais lu de bonnes critiques. Quant à la A60, elle n’ira point aux ordures ou au recyclage. Néni. Elle ira rejoindre mes caméras de collection.